Au sommet des murs de la grande salle, couronnant le décor peint, se développe une frise de blasons alternant avec des motifs végétaux stylisés. Cette partie du décor a été badigeonnée de blanc, peut-être à la révolution, rendant la lecture très difficile. Elle le restera aussi longtemps qu’une restauration des peintures n’aura pas fait disparaître cette couche superficielle. Certains de ces écus armoriés transparaissent cependant à travers ce voile blanc. 

L’héraldique est pour ainsi dire omniprésente dans les décors civils de l’époque gothique et de telles frises de blasons permettaient aux seigneurs de mettre en évidence leurs alliances avec d’autres familles puissantes. Par ailleurs, il s’agissait de motifs très appréciés en raison de leur aspect décoratif. 

Parmi les éléments discernables, on reconnaît les armoiries des comtes de Genève qui sont couplées dans un même écu avec d’autres armoiries qui demeurent pour le moment illisibles. On distingue également d’autres motifs tels que des croix, des fleurs de lys ou encore de la fourrure de vair stylisée. 

La restauration du décor peint permettra de faire renaître ces symboles qui constituent pour l’historien de précieux indices afin d’identifier le commanditaire et de le situer dans son réseau d’alliances politiques.