C’est au cours de la campagne d’inventaire entreprise en 1991 que l’archéologue Annick Ménard-Clavier eut l’agréable surprise de découvrir le décor peint de la grande salle (ou aula) du Châtel de Theys. Bien qu’il n’ait jamais été recouvert par des enduits et autres papiers peints – à l’inverse de la plupart des décors peints médiévaux encore conservés – son origine et sa valeur avaient été oubliées au cours des siècles et seul un oeil averti pouvait attribuer au Moyen Âge ce vaste décor couvrant, à la géométrie et aux couleurs si modernes. 

Le caractère inestimable de cette découverte conduisit la Commission des Monuments historiques à accepter le classement de l’ensemble des bâtiments et de son décor peint dès la première présentation du dossier. Ce classement implique également la protection du site sur un rayon de 500 mètres autour du Châtel. 

Si une analyse archéologique minutieuse reste encore à réaliser pour comprendre parfaitement l’évolution de la construction de cette maison forte, les études menées jusqu’ici ont permis non seulement d’en saisir les grandes lignes, mais surtout de découvrir la source littéraire à l’origine des scènes peintes dans les médaillons qui parsèment les murs.

  Capture d_écran 2018-09-22 à 11.22.03