Le castrum

Vers la fin du Xe siècle, Rodolphe Aynard fait construire un castrum dans sa seigneurie de Theys. Le terme latin de castrum désigne différentes réalités allant de la tour fortifiée sur une motte castrale à un bourg fortifié. Nous ignorons l’emplacement de ce castrum primitif dont il ne semble pas rester de traces.

En revanche, lorsqu’à partir des années 1280 les comtes de Genève, nouveaux seigneurs de Theys, implantent leur maison forte au lieu-dit « Au Châtel », il verrouille l’esplanade naturellement protégée par deux ruisseaux encaissés en élevant une motte surmontée d’une tour de pierre en amont, à l’endroit le plus resserré. Il s’agit là d’un procédé bien repéré en genevois et qui se perpétue jusqu’au XIVe siècle.

La motte de défense sur laquelle on distingue les bases d’une tour en pierre

Il faut donc bien distinguer ce mode de fortification, qui fonctionne ici de pair avec un fossé sec en aval, d’une motte castrale comme on en construisait aux Xe et XIe siècles et qui correspond peut-être à ce que les textes évoquent par le terme de castrum lorsqu’ils désignent la fortification construite par Rodolphe Aynard.

Le système défensif

  • Deux ruisseaux encaissés délimitent l’éperon sur lequel s’étend une esplanade naturellement protégée.
  • En amont, une motte (butte en terre artificielle) surmontée d’une tour de guet en pierre verrouille le site.
  • En aval, est creusé un fossé sec, au pied de la maison forte. 
  • Sur la terrasse se dresse la maison forte des comtes de Genève : le Châtel.
  • Le chemin médiéval contournait la motte puis traversait le fossé sec.